Une base de données permet de stocker et de retrouver des données structurées, semi-structurées ou des données brutes ou de l’information, souvent en rapport avec un thème ou une activité ; celles-ci peuvent être de natures différentes et plus ou moins reliées entre elles.
Leurs données peuvent être stockées sous une forme très structurée (base de données relationnelles par exemple), ou bien sous la forme de données brutes peu structurées (avec les bases de données NoSQL par exemple). Une base de données peut être localisée dans un même lieu et sur un même support informatisé, ou répartie sur plusieurs machines à plusieurs endroits.
1- Base de donnée structurée, mais ça veut dire quoi ?
En informatique, une base de données relationnelle est une base de données où l’information est organisée dans des tableaux à deux dimensions appelés des relations ou tables, selon le modèle introduit par Edgar F. Codd en 1960. Selon ce modèle relationnel, une base de données consiste en une ou plusieurs relations. Les lignes de ces relations sont appelées des enregistrements. Les colonnes sont appelées des attributs.
Les logiciels qui permettent de créer, utiliser et maintenir des bases de données relationnelles sont des systèmes de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR).
Pratiquement tous les systèmes relationnels utilisent le langage SQL pour interroger les bases de données. Ce langage permet de demander des opérations d’algèbre relationnelle telles que l’intersection, la sélection et la jointure.
2- SQL, signifie quoi?
SQL (sigle de Structured Query Language, en français langage de requête structurée) est un langage informatique normalisé servant à exploiter des bases de données relationnelles. La partie langage de manipulation des données de SQL permet de rechercher, d’ajouter, de modifier ou de supprimer des données dans les bases de données relationnelles.
3- Est il indispensable de connaître SQL:
Les bases de données relationnels sont largement utilisés dans le monde d’entreprise, et dans notre vie réel, example :
- Quand vous lancez un jeux sur votre téléphone, et qu’il se connecte sur un serveur pour récupérer vos données de profile, ces informations sont bien stockés dans une base de donnée, et probablement c’est une base de donnée relationnelle, qui utilise le langage SQL.
Le fait de se familiariser avec les outils de gestion de base de donnée et avec le langage SQL est primordiale. Sur certain poste de « test », la connaissance du langage SQL est une nécessité, sinon vous ne pouvez pas faire votre boulot de testeur, comme par exemple pour créer des jeux de données à vos tests.
D’autres métiers aussi ont besoin de connaître le langage SQL, comme celui du business analyste afin qu’il puisse remonter les données nécessaire depuis les bases de donnée pour créer les « users stories ».
Comme on peut voir, être familier avec les outils de d’édition de SQL est primordiale.
Vous trouvez dans les liens suivants des cours SQL :
Sans vous faire plus attendre, voici une liste des 5 meilleurs outils d’édition de requêtes SQL.
Outil de gestion de base de données gratuit pour les développeurs, les administrateurs de bases de données, les analystes et toutes les personnes qui ont besoin de travailler avec des bases de données. Prend en charge toutes les bases de données populaires: MySQL, PostgreSQL, SQLite, Oracle, DB2, SQL Server, Sybase, MS Access, Teradata, Firebird, Apache Hive, Phoenix, Presto, etc.
Alors, qu’est-ce qui est bien avec l’éditeur SQL de DBeaver? Tout d’abord, les scripts peuvent être organisés en dossiers et sous-dossiers, et ils peuvent être enregistrés, exportés et importés. Il dispose également d’une fonction d’auto-complétion lorsque vous tapez vos scripts. Et enfin, le générateur de requêtes, qui est particulièrement utile si vous n’êtes pas un développeur SQL expert.
Autre point fort de DBeaver, c’est qu’il est multiplatform, ce qui veut dire que si vous vous familiarisez avec cette outils, que vous utiliser Windows, Linux … Vous aurez les mêmes fonctionnalités et les memes interfaces utilisateurs, qui est un grand avantage. Ceci vous permettra de ne pas être dépendant un OS spécifique.
Oracle SQL Developer est un environnement de développement intégré gratuit qui simplifie le développement et la gestion des bases de données Oracle, aussi bien dans les environnements traditionnels que dans le cloud. SQL Developer offre un développement complet de bout en bout de vos applications PL/SQL, une interface pour exécuter des requêtes et des scripts, une console d’administration pour gérer la base de données, une interface de reporting, une solution complète de modélisation des données et une plateforme de migration pour transférer vos bases de données tierces vers Oracle.
SQL DEVELOPER est largement utilisé dans le monde professionnel, puisque un des point fort d’oracle est la gestion de large quantité de donnée. En plus de ça, il a la particularité d’avoir un langage procédurale, le PL/SQL qui permet de faire des scripts complexes.
Microsoft SQL Server Management Studio est sur le marché depuis longtemps. Les administrateurs de bases de données et les développeurs de bases de données peuvent utiliser MS SQL Server pour configurer, gérer et administrer tous les composants SQL Server.
Les principales fonctionnalités incluent la création de bases de données et de tables, l’exécution de requêtes SQL pour l’ajout, la mise à jour et la suppression de données, ainsi que la création et la gestion de procédures stockées, de déclencheurs, de vues et de curseurs. Il met en évidence les erreurs de syntaxe SQL afin que vous puissiez les corriger avant d’exécuter vos requêtes. Il nous permet également d’attribuer des autorisations (sécurité) aux bases de données et à leurs objets.
MySQL est un système de gestion de bases de données relationnelles (SGBDR). Il est distribué sous une double licence GPL et propriétaire. Il fait partie des logiciels de gestion de base de données les plus utilisés au monde, autant par le grand public (applications web principalement) que par des professionnels, en concurrence avec Oracle, PostgreSQL et Microsoft SQL Server.
La spécificité de MySQL est qu’il peut être utilisé depuis une ligne de commande (c’est la méthode préférer des développeurs, et des DBA), et vous pouvez aussi utilisez le « SQL Workbench ».
DbVisualizer est l’outil de base de données universel utilisé par les développeurs, les analystes et les administrateurs de bases de données du monde entier. Il donne aux professionnels des bases de données les outils dont ils ont besoin pour créer, gérer et maintenir des technologies de base de données de pointe.
DbVisualizer est livré avec des fonctionnalités qui vous permettent de créer et de gérer visuellement des bases de données et de générer du code SQL par glisser-déposer et de le copier/coller dans d’autres applications.
L’éditeur SQL avancé permet à l’utilisateur d’écrire et d’exécuter des requêtes qui accélèrent son codage et réduisent les erreurs grâce à des fonctionnalités telles que l’auto-complétion et la mise en évidence de la syntaxe / erreur. L’utilisateur peut parcourir et administrer des objets de base de données tels que des tables, des procédures, des fonctions et des déclencheurs.
Le logiciel prend officiellement en charge 28 des principales sources de données, mais toute base de données accessible avec un pilote JDBC peut être utilisée avec DbVisualizer.
SQLGate est disponible uniquement pour les utilisateurs de Windows, pour l’instant. Il s’adresse aux opérateurs de bases de données, aux développeurs, aux analystes de données, aux planificateurs, aux spécialistes du marketing, à peu près à tous ceux qui traitent des données.
Ils fournissent une version de téléchargement différente en fonction de la base de données avec laquelle vous prévoyez de travailler, y compris SQL Server, MySQL, Oracle, MariaDB, PostgreSQL. L’interface utilisateur est propre et personnalisable, vous permettant de sélectionner différents thèmes et modes de couleur. Il suggère également des commandes SQL au fur et à mesure que vous tapez.
Toutefois, vous devez exécuter la requête au moins une fois pour qu’elle mette en évidence si vous avez des erreurs dans votre code SQL. L’outil prend actuellement en charge 7 langues: anglais, coréen, chinois (simple et traditionnel), japonais, Français, allemand et espagnol.
4- Section Technique : Les commandes SQL de survie pour un QA
Lorsqu’on teste une application web, vérifier uniquement l’interface utilisateur ne suffit pas. Un QA expérimenté sait que la vérité se trouve dans la base de données. Les commandes SQL deviennent alors des outils indispensables pour confirmer le comportement réel du système, préparer des scénarios de test et injecter rapidement des données sans dépendre de l’interface graphique.
Voici les trois commandes SQL essentielles que tout testeur doit maîtriser.
1. SELECT — Vérifier que la donnée existe réellement
La commande SELECT est la première arme du QA. Elle permet de confirmer qu’une action réalisée sur le site a bien été enregistrée en base de données.
Par exemple, après la création d’un compte utilisateur via le formulaire d’inscription, vous devez vérifier que les informations sont correctement persistées.
SELECT * FROM utilisateurs WHERE email = 'test@exemple.com';Ce que vérifie le QA :
- la donnée est bien enregistrée,
- aucun champ obligatoire n’est vide,
- les valeurs stockées correspondent à celles envoyées par l’API,
- aucune duplication inattendue n’est créée.
Exemple de l’utilisation de select en vidéo :
2. UPDATE — Préparer rapidement un scénario de test
Un QA ne doit pas perdre du temps à recréer manuellement des situations complexes via l’interface utilisateur. La commande UPDATE permet de modifier directement un état métier pour préparer un test spécifique.
Exemple : simuler un utilisateur sans argent afin de tester un refus de paiement.
UPDATE comptes SET solde = 0 WHERE utilisateur_id = 101;Utilisations fréquentes :
- modifier un statut utilisateur,
- forcer un compte premium,
- simuler un panier déjà payé,
- tester des cas limites impossibles à reproduire manuellement.
Exemple d’update en vidéo
3. INSERT — Créer des jeux de données massifs
La commande INSERT est essentielle pour alimenter rapidement une base de données avec des données de test.
Au lieu de créer 100 utilisateurs à la main, le QA peut injecter directement des enregistrements.
INSERT INTO utilisateurs (prenom, nom, email)
VALUES ('Jean', 'Testeur', 'jean.test@exemple.com');Pourquoi c’est crucial :
- tester la pagination,
- vérifier les performances de recherche,
- simuler une base contenant des milliers d’utilisateurs,
- préparer des tests automatisés.
Un bon QA pense toujours données, pas seulement interface.
Exemple d’insert en video
Section Métier : Les 3 tests BDD indispensables
Maîtriser SQL ne suffit pas : l’expertise QA repose aussi sur la compréhension du comportement métier de la base de données. Voici trois vérifications fondamentales réalisées par un testeur expérimenté.
1. La Persistence — Les données survivent-elles ?
Question clé :
Si je ferme l’application, mes données existent-elles toujours ?
Exemple concret :
- un utilisateur change ses préférences,
- ferme l’application,
- se reconnecte plus tard.
Le QA vérifie alors directement en base :
- la présence de la ligne en table,
- la sauvegarde correcte des paramètres,
- l’absence d’écrasement par une synchronisation.
Une mauvaise persistance entraîne souvent des bugs critiques perçus comme une “perte de données” par l’utilisateur.
2. L’Intégrité — La base accepte-t-elle des données invalides ?
Une base robuste doit empêcher les incohérences métier.
Exemple :
Le champ âge accepte-t-il -5 en base ?
Le QA teste volontairement :
- des nombres négatifs,
- des valeurs nulles,
- des formats incorrects,
- des dépassements de taille.
Objectif : vérifier que les contraintes SQL, validations backend et règles métier fonctionnent ensemble pour protéger les données. Une faille d’intégrité peut contaminer toute l’application.
3. La Performance — La base ralentit-elle l’application ?
Un bug de performance n’est pas toujours visible côté interface. Pourtant, il peut provenir directement de la base de données.
Exemple réel :
- la recherche d’un client prend 10 secondes,
- l’API répond lentement,
- l’utilisateur pense que le site “bug”.
Le QA analyse alors :
- l’existence d’index sur les colonnes recherchées,
- la complexité des requêtes SQL,
- le volume de données manipulé.
Souvent, une simple optimisation d’index suffit à transformer une application lente en système fluide.
Conclusion : Le SQL, un allié indispensable pour la Qualité Logicielle
Maîtriser les bases de données et le langage SQL n’est pas une option pour un testeur qui souhaite évoluer vers des rôles techniques ou l’automatisation. Cela permet de ne plus considérer le système comme une « boîte noire » et d’identifier l’origine exacte d’un bug (est-ce un problème d’affichage ou un problème de stockage ?).
En utilisant des outils comme DBeaver ou MySQL Workbench, vous gagnez en autonomie et en précision dans vos rapports de bug.
Pour aller plus loin :
Une fois que vous avez vérifié que vos données sont correctement enregistrées en base, il est crucial de comprendre comment elles sont transmises entre les différents systèmes.
👉 Découvrez notre guide complet : API, c’est quoi ? Tout comprendre sur les interfaces de programmation pour boucler la boucle de vos connaissances techniques.



